Coquecigrues dans la toile

on February 04, 2012, at 07:16 PM

Vous trouverez là un blog, où je déverse des balivernes et des coquecigrues et autres utopies échappées de la toile. Tout comme Picrochole une vieille lourpidon du web m'a promis qu'une société meilleure arrivera, donnant sa place à l'humain et où le progrès ne rimera pas avec aliénation. J'attends les poules, alors vous qui butinez par ici, passez quelques instants amphigouriques en compagnie, de doux réveurs, d'illuminés ou même de crétins. De temps en temps la coquecigrue mettra ses pattes dans le cambouis, en espérant qu'elle n'en périra pas.

GlinGlin

P.S : Les propos, avis et billevesées tenus ici n'engagent que leur auteur.

Installer neo4j

on September 15, 2017, at 09:38 AM

Installation

Neo4j est en Java, il est donc nécessaire d'avoir installé au préalable Java. Si ce n'est pas fait :

 % sudo apt-get install default-jre default-jre-headless

Pour vérifier :

 % java -version
 java version "1.8.0_144"
 Java(TM) SE Runtime Environment (build 1.8.0_144-b01)
 Java HotSpot(TM) 64-Bit Server VM (build 25.144-b01, mixed mode)

Il faut ensuite ajouter le dépôt :

 % wget --no-check-certificate -O - https://debian.neo4j.org/neotechnology.gpg.key | sudo apt-key add -
 % echo 'deb http://debian.neo4j.org/repo stable/' | sudo tee /etc/apt/sources.list.d/neo4j.list

Mettre à jour la base et installer Neo4j :

 % sudo apt-get update
 % sudo apt-get install neo4j

Lancer ou relancer le service :

 % sudo systemctl enable neo4j.service
 % sudo systemctl restart neo4j
 % sudo systemctl status neo4j
 ● neo4j.service - Neo4j Graph Database
   Loaded: loaded (/lib/systemd/system/neo4j.service; enabled; vendor preset: enabled)
    Active: active (running) since lun. 2017-09-18 18:34:06 CEST; 8s ago
 Main PID: 26265 (java)
   CGroup: /system.slice/neo4j.service
           └─26265 /usr/bin/java -cp /var/lib/neo4j/plugins:/etc/neo4j:/usr/share/neo4j/lib/*:/var/lib/neo4j/plugins/* -server -XX:+UseG1GC -XX:-OmitStackTraceInFastThrow -XX:+AlwaysPreTouch -XX:+UnlockExperimentalVMOpti

 sept. 18 18:34:06 armille neo4j[26265]:   plugins:      /var/lib/neo4j/plugins
 sept. 18 18:34:06 armille neo4j[26265]:   import:       /var/lib/neo4j/import
 sept. 18 18:34:06 armille neo4j[26265]:   data:         /var/lib/neo4j/data
 sept. 18 18:34:06 armille neo4j[26265]:   certificates: /var/lib/neo4j/certificates
 sept. 18 18:34:06 armille neo4j[26265]:   run:          /var/run/neo4j
 sept. 18 18:34:06 armille neo4j[26265]: Starting Neo4j.
 sept. 18 18:34:06 armille neo4j[26265]: 2017-09-18 16:34:06.917+0000 INFO  ======== Neo4j 3.2.4 ========
 sept. 18 18:34:06 armille neo4j[26265]: 2017-09-18 16:34:06.961+0000 INFO  Starting...
 sept. 18 18:34:08 armille neo4j[26265]: 2017-09-18 16:34:08.606+0000 INFO  Bolt enabled on 127.0.0.1:7687.
 sept. 18 18:34:13 armille neo4j[26265]: 2017-09-18 16:34:13.594+0000 INFO  Started.

Utiliser Neo4j

Dans la barre de votre navigateur :

http://localhost:7474/browser/

Le login par défaut et mot de passe : neo4j neo4j

Théorie de la dérive et marche aléatoire

on December 10, 2016, at 07:22 PM

Mouvement brownien

Cet article est encore en construction. Désolé.

Robert Brown, biologiste en 1824 observait dans le fluide situé à l’intérieur des grains de pollen de la Clarkia pulchella de très fines particules qui s'agitaient de façon apparemment erratique. Brown décrivait alors un processus qui porte maintenant le nom de mouvement brownien et qui continue à être un sujet d'étude. Norbert Wiener père de la cybernétique en a donné une définition mathématique, presque 100 ans plus tard en 1923 en construisant une mesure de probabilité sur l'espace des fonctions continues réelles, appelée processus de Wiener. Il a montré la continuité et non-dérivabilité des trajectoires du mouvement brownien, cela se traduit sur la trajectoire visible des particules par le fait qu'elle ne comporte pas de saut mais par contre qu'elle est très tortueuse (il n'est pas possible de tracer une tangente en un point quelconque de la trajectoire). La continuité et la non-dérivabilité posent un problème lorsque l'on veut en construire un modèle simulable informatiquement, c'est pourquoi on utilise en général un modèle discret ressemblant à la description d'un homme alcoolisé qui "approche" le phénomène.

Marche aléatoire

Un homme ivre habitant à la campagne, part de sa maison et marche alors dans les champs environnants que l'on va supposer infinis. À chaque pas, il choisit au hasard d'aller dans l'une des directions possibles : nord, nord-est, nord-ouest, sud, sud-est, sud-ouest, est ou ouest. Il a alors une chance sur 8 d'emprunter l'une des directions. Le trajet qu'il réalise est appelé marche aléatoire. Si le mouvement brownien est continu, la marche aléatoire est elle discrète. Notre poivrot se comporte comme une "puce" en parcourant un ensemble de points à coordonnées entières. Cette méthode est intéressante à plus d'un titre, tout d'abord elle peut être simulée facilement à l'aide d'un petit programme informatique, mais en plus en effectuant des changements d'échelle elle approche à la limite le processus de Wiener. De plus, notre homme alcoolisé a une probabilité de 1 de pouvoir rentrer chez lui, malgré une méthode un peu hasardeuse. En effet, le théorème de Polya nous affirme que pour des espaces de dimension 1 ou 2, la marche aléatoire isotrope (on se déplace de la même façon dans les 4 directions) est récurrente, autrement dit, notre marcheur fini toujours par repasser par son point d'origine (ce n'est pas vrai pour un goéland bourré qui tente de rentrer à son nid !).

On peut regarder le problème également sur une grille et observer la couverture de cette grille ainsi que mesure l'efficacité qui diminue à chaque fois que l'on passe sur un lien déjà parcouru.

La structure sur laquelle notre homme ivre se déplace est donc une structure discrète régulière (une grille), mais on peut également considérer le problème sur une structure non régulière représentée par un graphe, un ensemble de sommets reliés par des liens souvent appelés arcs ou arêtes. Ce graphe peut représenter un réseau routier, un plan de ville, ou un réseau social par exemple.

Marche aléatoire dans un graphe

Supposons donc maintenant que notre enivré se déplace maintenant des les rues d'une ville représentée par un graphe. Comme précédemment nous allons considérer que le temps est discrétisé (t = 0, 1, 2, ...., N). À chaque pas de temps t, le marcheur est donc sur un des sommets du graphe et se déplace au pas de temps suivant t+1 vers un sommet choisi au hasard et de façon équiprobable vers un autre sommet (l'un des sommets voisins ou le sommet lui-même). On peut calculer la probabilité {$P_{ij}$} lorsque le marcheur est sur le sommet i pour qu'il atteigne le sommet voisin (incident) j, cela va alors dépendre du degré du sommet (le nombre de voisins) i. {$$ P_{ij} = \frac{1}{d(i)+1} \mbox{ avec } d(i) \mbox{ degré de }i$$} En fixant un sommet de départ , on peut calculer la probabilité que le marcheur se retrouve sur un sommet j après un chemin de longueur "t". {$$ p_{t+1}(j) = \sum_i p_t(i) \frac{a_{ij}}{d(i)+1} \mbox{ avec } a_{ij} = \left\{

    \begin{array}{ll}
        1 & \mbox{si } i \mbox{ est voisin de } j
0 & \mbox{sinon.} \end{array}

\right. $$}

(:netlogo codebase="RandomWalkGraph" code="org.nlogo.lite.Applet" archive="NetLogoLite.jar" width="500" height="500" DefaultModel="RandomWalkInGraph.nlogo":)

  • Layout remet en forme le graphe
  • Update la distance est accrue de 1 à partir du sommet initial.

Cette applet NetLogo montre la dynamique de la marche aléatoire. Notre poivrot part du sommet rouge i valué à 100% et les valeurs reportées sur chacun des sommets j sont les probabilités {$P^t_{ij}$} en pourcentage après t pas.

Propriétés

On peut déterminer des propriétés intéressantes pour une telle marche. Si on considère un graphe G non orienté, connexe (à partir d'un sommet quelconque on peut atteindre n'importe quel autre sommet du graphe) et apériodique (il n'y a pas de boucle (i, i)), il a été montré que toute marche aléatoire à l'infini converge vers la probabilité :

{$$\lim\limits_{t\to +\infty} p_t(i) = \frac{d(i)}{\sum\limits_j d(j)} $$}

Cela se traduit par le fait que si vous réalisez une marche aléatoire "suffisamment" longue, la probabilité de présence sur un sommet donné ne dépend que du nombre de voisins de ce ce sommet.

Marche aléatoire biaisée

Nous présenterons sans doute dans un futur lointain le principes des algorithmes fourmis.

Théorie de la dérive rédigée par le situationniste

Guy-Ernest Debord
Théorie de la dérive
Dans Les lèvres nues n°9
Décembre 1956
texte

Guy Debord était un poète et écrivain situationniste et dans son texte La théorie de la dérive il nous propose de revisiter l'espace urbain en reconsidérant la façon dont on le vit. Pour cela plutôt que nous déplacer de façon quasi automatique emprisonné par nos habitudes, la dérive nous encourage à ressentir des émotions et les suivre. Dériver au Havre, guidé par les odeurs de torréfaction café, puis au détour d'une rue être attiré par les bips des engins de manutention portuaires. La psychogéographie s'approche de ce courant.

Psychogéographie virtuelle avec google
http://www.youtube.com/watch?v=8_5UzPTnawc&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=4kTukct98vA

http://mappemonde.mgm.fr/actualites/M_toulouse2.html

Sources : Photo Clarkia pulchella http://www.robsplants.com/plants/ClarkPulch

Teuf de la science 2015

on September 09, 2015, at 08:08 AM


Fête de la science en 2015




Faites de la science en 2015 !

Comme tous les ans, alors que les hirondelles sont reparties, la fête de la science arrive. Cette année c'est le thème de la lumière. Le LITIS y participe activement en partenariat avec la « faironnerie ABC ». C'est le fablab de l'université du Havre il a été initié en juin 2012, par des enseignants chercheurs en mathématiques, physique et informatique. La volonté première est d'utiliser cet outil comme médiateur scientifique auprès et avec les étudiants, mais aussi de l’ouvrir à un public large. La faironnerie doit servir de lien entre enseignement et recherche et être utilisé comme moyen de diffusion et partage de la connaissance auprès de tous. La fête de la science 2015 est donc l'occasion de passer à cette échelle.

Pourquoi une faironnerie

Notre système éducatif (scolaire, universitaire, associatif ...) est basé sur les apprentissages par répétition et mimétisme. Or, si cela permet d’acquérir des connaissances multiples solides et indispensables et offrir des outils pour affronter des problèmes ouverts cela est souvent cantonné dans un contexte de résolution de problème connu et de ce fait « ordinaire ».

La résolution de nouveaux problèmes fait appel à d’autres mécanismes et en particulier à l’intelligence collective permettant des résolutions collaboratives et souvent itératives. Dans lesquelles la quête d’un absolu est absente et est remplacée par une volonté de mieux comprendre, mieux maîtriser, mieux transmettre, mieux partager. La science dans ce contexte rejoint le coté artisanal et s’en nourrit mais le nourrit également de par sa démarche mais aussi ses outils, il nous semble donc important d’associer science, art et éducation dans une acceptation large. Cette approche est celle qui nous motive.

Les faironneries/fablab participent et favorisent ces éléments en catalysant les démarches multiples. Le numérique en particulier change la donne en offrant le coté collaboratif facilitant la copie mais aussi, comme dans le vivant, la combinaison, la mutation, les recombinaisons. Cela consiste à s’inspirer de ce que les autres ont fait pour mieux comprendre et maîtriser et aller plus loin. D’autres regards, différentes démarches et approches viennent nourrir une création collective.

L’émergence de ces faironneries, outre ces défis, pose les problèmes du changement d’échelle, autrement dit comment échanger non plus à échelle micro, voir méso mais à également échelle macro. Derrière se cache le problème de la conservation du matériel comme les outils, mais aussi de l’immatériel comme les savoirs, et également des éléments parfois moins visibles comme les codes, les protocoles, les processus expérimentaux, sans oublier la répétabilité ou la reproductibilité ...

La faironnerie ABC ne veut pas être isolée, elle s'inscrit dans un réseau qui tente de prendre en compte ces aspects en offrant un substrat pour le développement de cet écosystème. Il associe différents acteurs du Havre et de la région avec une volonté d’ouverture : monde de l’entreprise, spectacles vivants, arts plastiques, recherche et bibliothèque.

Dans ce réseau qui ne demande qu'à s’agrandir l'université du Havre, l'école d'art ESADHaR ainsi que le studio Alvéole Zéro du fort de Tourneville sont présents.

Si vous êtes intéressé par le projet pour la fête de la science que nous avons développé, il vous reste à faire un petit clic sur Arduicioles pour en savoir plus.

SketchUp Make sur une Manjaro (Arch Linux)

on April 20, 2015, at 04:08 PM

Il est possible d'utiliser SketchUp Make sous Linux (archlinux, manjaro ...). Pour cela il faut tout d'abord avoir installé wine :

 % yaourt -S wine wine-mono wine_gecko

Ensuite vous devez récupérer SketchUp. Choisissez la version 64 ou 32 bits suivant votre système installé.

Une fois le fichier récupéré faite donc un :

 % winecfg

afin de choisir une version de windows émulée supérieure ou égale à 7. Validez votre choix. Vous devez également installer les dll nécessaires grâce à winetricks :

 % winetricks

choisissez select the default wineprefix puis validez. Ensuite selectionnez install a Windows DLL or component, validez. Enfin cochez le package vcrun2010 et validez. Si vous avez choisi la version 64 bits pour SketchUp (ce n'est pas nécessaire pour la version 32 bits), il faut copier le fichier mfc100u.dll dans le répertoire system32. Si wine est configuré sous .wine cela donne :

 % cp ~/.wine/drive_c/windows/syswow64/mfc100u.dll ~/.wine/drive_c/windows/system32/ 

Ensuite sous votre gestionnaire de fichier ouvrez le fichier SketchUpXXX.exe avec wine. SketchUp devrait alors s'installer sans problème.

Vous pouvez alors lancer SketchUp à partir winefile par exemple.

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Conversion de références bibliographiques : AnyStyle

on February 16, 2015, at 09:57 AM

AnyStyle

AnyStyle est un service web qui permet de transformer une bibliographie en format "txt" en un format bibtex, json ou xml. Cela permet en particulier d'importer des références dans zotero et/ou les gérer sous {$\LaTeX$}.


Analyse des références

Édition et génération du fichier bib

Le fichier bib généré :

 @article{pottie2000a,
   author = {Pottie, G.J. and Kaiser, W.J.},
   date = {2000},
   title = {Wireless integrated network sensors},
   journal = {Communications of the ACM},
   volume = {43},
   pages = {51–58},
   number = {5}
 }
 @book{karl2007a,
   author = {Karl, H. and Willig, A.},
   date = {2007},
   title = {Protocols and architectures for wireless sensor networks},
   publisher = {John Wiley & Sons}
 }
 @book{callaway2004a,
   author = {Callaway Jr, E. H},
   date = {2004},
   title = {Wireless sensor networks: architectures and protocols},
   publisher = {CRC press}
 }
 @book{dargie2010a,
   author = {Dargie, W. and Poellabauer, C.},
   date = {2010},
   title = {Fundamentals of wireless sensornetworks: theory and practice},
   publisher = {John Wiley & Sons}
 }
 @article{kuran2007a,
   author = {Kuran, M.S. and Tugcu, T.},
   date = {2007},
   title = {A survey on emerging broadband wireless access technologies},
   journal = {Computer Networks},
   volume = {51},
   pages = {3013–3046},
   number = {11}
 }

(:googleplusone size=small:)

Bleu comme une orange

on February 13, 2015, at 11:14 AM

La terre est bleue
La terre est bleue comme une orange
Jamais une erreur les mots ne mentent pas
Ils ne vous donnent plus à chanter
Au tour des baisers de s’entendre
Les fous et les amours
Elle sa bouche d’alliance
Tous les secrets tous les sourires
Et quels vêtements d’indulgence
À la croire toute nue.
Les guêpes fleurissent vert
L’aube se passe autour du cou
Un collier de fenêtres
Des ailes couvrent les feuilles
Tu as toutes les joies solaires
Tout le soleil sur la terre
Sur les chemins de ta beauté.
Paul Eluard, L’amour la poésie, 1929

(:googleplusone size=small:)

Faites de la science

on September 27, 2014, at 06:59 AM


Des Fêtes de la science partout en France




Ce titre vaut ce qu'il vaut, mais je ne suis pas sur que dans le contexte actuel où tout doit être utilitariste nous empruntions la bonne voie ! La novlangue accompagne ce mouvement, il n'est question que d'excellence, de pépite .... Une vision très consommatrice de la science comme notre société peut l'être avec les ressources et une volonté de toujours plus. Mes états d'âme n'ont pas d'importance, oublions les que la fête commence !


Source : [1]

C'est la 23e édition elle se déroulera du 8 au 12 octobre 2014 sur l'ensemble de la France et le LITIS tiendra un stand dans le hall de l’hôtel de ville du Havre.

On fait quoi à la teuf

Le thème développé est la Mobilité, science en mouvement... au premier ou second degré, de la théorie à la pratique. Nous y proposerons des expériences simples, qui vous permettront de découvrir les applications de la recherche en informatique et en mathématiques. Des chercheurs présenteront leurs travaux ainsi que des réalisations faites dans le Fablab ABC de l'université du Havre et de l'ESADHAR. Ce sera l'occasion de découvrir ce qui se cache derrière ce mot étrange et le do it yourself ! Vous pourrez également découvrir un ordinateur à bulle capable de résoudre un problème de plus court chemin. Le voyageur de commerce ou le touriste américain verra également son problème de parcours d'un ensemble de villes résolu par des fourmis qui sont un peu spéciales, elles sont numériques.

Bullons un peu

Nous avons tous joué avec des bulles de savon et peut être regardons nous avec envie les enfants qui y jouent. La recherche du plus court chemin reliant quatre villes nous donne un prétexte pour continuer et nous emmène vers des surfaces minimisant leurs aires sous l'effet de contrainte. On peut également l'appliquer à l'échelle de la Normandie. Derrière cela se pose des jolis problèmes de mathématique et d'informatique, mais aussi de méthodologie scientifique.

Voyage voyage

Au dessus des vieux volcans
Glissant des ailes sous les tapis du vent
Voyage Voyage
Éternellement
De nuages en marécages
De vent d´Espagne en pluie d´équateur
Voyage voyage
Vol dans les hauteurs
Au d´ssus des capitales
Des idées fatales
Regarde l'océan
Desireless

Tout d'abord un peu de publicité pour une collègue. Elizabeth Durot-Boucé Jeudi 9 octobre de 14h à 14h45 à l’hôtel de ville vous emmènera en voyage dans la littérature du XVIIIe siècle où le thème est très présent. Réel ou imaginaire, le voyage est un prétexte à l'accomplissement de soi. C'est une oratrice hors pair elle vous fera rencontrer au détour d'une œuvre Candide, Rica et Usbek à moins que cela soit Donatien, la mise en perspective avec notre quotidien est parfois cruelle.


Si la littérature nous offre des voyages souvent immobiles, l'informatique s'interroge sur les chemins les plus courts pour aller d'un point à un autre. Cette question appartient à notre quotidien dans le cadre de nos mobilités et d'une simple lecture de carte (graphe) nous sommes passés à l'utilisation d'algorithmes avancés avec nos "GPS". Certain de ces algorithmes trouvent leurs racines dans les comportements naturels observés chez les insectes sociaux et en particulier les fourmis.

Considérons le problème dit du voyageur de commerce : étant donné n villes et les distances séparant chaque ville, trouver un chemin de longueur totale minimale qui passe exactement une fois par chaque ville et revienne à la ville de départ. Avant d'aller plus avant dans la présentation d'une résolution informatique du problème, intéressons nous au comportement des fourmis dans le cadre du fouragement.

Les fourmis lorsqu'elles cherchent de la nourriture commencent à explorer aléatoirement l'environnement autour du nid. Lorsqu'une ou plusieurs trouvent de la nourriture elles rentrent au nid en déposant chemin faisant des phéromones qui sont des molécules chimiques volatiles. Ces dernières sont attractives, elles attirent les fourmis ne transportant pas de nourriture, les autres reviennent vers le nid et déposent des phéromones renforçant la ou les pistes. Lorsque plusieurs chemins sont possibles, le plus court étant le plus rapide, les fourmis l'empruntant le renforcent d'abord et il devient plus attractif, par renforcement. Les phéromones étant volatiles, elles s'évaporent et de ce fait font disparaître le marquage éventuel des plus longs chemins. Il faut noter que bien que les fourmis tendent simplement à suivre les pistes de phéromone, elles peuvent quitter un chemin marqué et en découvrir un nouveau. Ce type de fluctuation permet de s'adapter à des changements au niveau de l'environnement comme l'apparition d'un obstacle.

Les fourmis trouvent collectivement la solution, on parle alors d'intelligence en essaim ou d'intelligence collective.

Les fourmis font preuves d'auto-organisation. Quatre caractéristiques se dégagent [2] :

  1. Des interactions nombreuses et multiples ;
  2. Des fluctuations ;
  3. Un mécanisme de rétroaction positive créant un phénomène d'amplification. Une piste déjà très marquée attire d'autre fourmi qui vont la renforcer.
  4. Un mécanisme de rétroaction négative qui permet une régulation. Dans le cas des phéromones il s'agit de l'évaporation.

Ces comportements ont donné lieu à différent modèles et des simulations comme celle proposée en NetLogo [3].

On constate que la source de nourriture est d'abord exploitée puis les suivantes.

Dans le cas précédent l'environnement est ouvert Jean-Louis Deneubourg et al se sont interrogés sur un fonctionnement plus contraint, en définissant des chemins. Pour cela ils ont réalisé l'expérience du pont binaire [4-5] (binary bridge). Elle est constituée d'un double pont entre un nid et unse source de nourriture. Plusieurs chemins sont alors possibles dont certains plus longs que les autres. Les fourmis vont alors emprunter le chemin le plus court comme le montre la photo ci-dessous.

Le modèle [6]

On considère un graphe modélisé par des sommets et des arcs reliant ces derniers. Des fourmis numériques parcourent ce graphe et déposent dans l'environnement des phéromones sous la forme de valeurs numériques sur les arcs. Les fourmis se déplacent dans ce graphe suivant ces valeurs qui définissent des probabilités. Supposons qu'une fourmi soit sur un nœud `A` et que de ce nœud elle puisse atteindre les nœuds `B` `C` et `D` et que sur chacun des arcs il y ait respectivement 10, 30 et 20 unités de phéromone. L'arc `A-B` a une probabilité d'être emprunté de 1/6, `A-C` de 1/2 et `A-D` de 2/3. Les fourmis construisent le chemin à l'aller entre le nœud de départ et d'arrivée et au retour marque le chemin en augmentant les phéromones sur les arcs traversés. Cela constitue la mise en œuvre du mécanisme de rétroaction positive.

La rétroaction négative consiste à faire décroître les valeurs de quantité de phéromone sur les arcs à chaque pas de temps. La fluctuation est assurée par l'aléatoire, la modification d'un chemin est alors possible et le meilleur chemin peut à nouveau être découvert, comme le montre la figure ci-dessous.

Maintenant que nous avons vu les différents principes nous pouvons revenir à notre problème de voyageur de commerce.

Le voyageur de commerce

Les villes sont donc les sommets du graphe et tous les trajets sont possibles, autrement dit ils sont tous connectés. L’algorithme est simple :

  • On considère un ensemble de fourmis réparties sur les sommets du graphe.
  • À chaque pas de temps, chaque fourmi choisit son prochain sommet. Le choix dépend de la distance entre le sommet sur lequel elle se situe et le suivant mais aussi de la quantité de phéromone sur l'arc qu'elle va éventuellement parcourir.
  • Les sommets déjà visités ne peuvent être revisités, ils sont donc supprimés des sommets accessibles par la fourmi.
  • Lorsque toutes les fourmis ont terminé leur parcours, les phéromones sont mises à jour. L'évaporation joue à chaque itération.

Sur la figure ci-dessous on voit la résolution avec 46 villes et 60 foumis. Au départ le parcours est de 1521 unités et on obtient au final un parcours de 413 unités.

Pourquoi j'aime la science et vous ?

C'est une question qu'il m'arrive de me poser, encore faut-il avouer que je l'évacue rapidement. Bizarrement cette interrogation surgit plutôt quand les ennuis dépassent les plaisirs dans un quotidien souvent encombré de contraintes. Voila une entrée en matière ! Il aurait peut-être été plus simple de commencer en disant que j'ai été poussé dedans quand j'étais petit, mais voila c'est à la fois vrai et faux. Vrai car cela appartenait à la culture familiale et que j'étais attiré par elle, faux car l'école ne m'amenait pas à la science, mais de la science souvent sans ses processus et j'étais dépassée par elle, cela s'est construit. C'est une mémoire rétive qui a terminé le travail et qui m'a fait tomber dedans, apprenant mal il m'a fallu comprendre pour savoir.

Toute science se définit par un objet et une méthode. Les mathématiques on fait le choix de la démonstration et la majorité des autres de la méthode expérimentale. Claude Bernard disait "le fait suggère l'idée, l'idée dirige l'expérience, l'expérience vérifie l'idée". L'informatique est atypique en ce sens qu'elle est à la fois éthérée comme les mathématiques et relève des deux méthodologies. Mais c'est dans la deuxième que je me reconnais le mieux, je suis avant tout bricolicien. Le fait suggère le modèle, le modèle engendre le programme, le programme dirige la simulation et la simulation vérifie le modèle. On part donc du problème, dont on extrait un modèle "calculable" (computable) et avec les outils mis à disposition par l'informatique, on plonge le modèle dans le temps pour le confronter au problème initial. Imaginer, voir, toucher et parfois comprendre ces trajectoires créent du plaisir.

J'aime la science, la recherche en science on pourrait lire, pour les problèmes qu'elle pose, nous poussant à comprendre (saisir par l'intelligence), mais aussi parce que la compréhension (prendre ensemble) se fait collectivement et le temps n'a que peu d'emprise. Je comprends des problèmes grâce à ceux qui nous ont laissé souvent des éclairs de génie, parfois plusieurs siècles en arrière, et modestement avec vous, avec d'autres, nous cherchons à avancer. Peut-être cela servira t-il à d'autres encore, maintenant, plus tard, ou jamais ? Comprendre et transmettre, c'est collectif et c'est une aventure humaine commencée avec le premier homme, c'est même une grande partie de ce qui fait l'humanité. Cela échappe au mercantile, même si de nombreuses dérives actuelles nous y poussent dans nos sociétés toujours plus technologiques, voulant croire qu'un avenir se construit sur des fonctions que l'on optimise.

J'aime la science pour ses racines communes dans cet amour du savoir avec la philosophie, mais également pour la beauté qu'elle génère au détour de l'élégance d'une démonstration, ou de la résolution d'un pavage du plan. Elle ne remplacera jamais l'art, mais elle peut en être une muse.

J'aime la science parce que je ne comprend pas que l'on puisse pas l'aimer !

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Références

[1] T. Latty, K. Ramsch, K. Ito, T. Nakagaki, D. J. T. Sumpter, M. Middendorf, et M. Beekman. Structure and Formation of Ant Transportation Networks. Journal of The Royal Society Interface 8, no 62, pages 1298‑1306, 7 septembre 2011.
[2] E. Bonabeau, M. Dorigo M, G. Théraulaz, Swarm Intelligence. From Natural to Artificial Systems, Oxford University Press, pages 8-14, 1999.
[3] U. Wilensky, NetLogo Ants model. http://ccl.northwestern.edu/netlogo/models/Ants. Center for Connected Learning and Computer-Based Modeling, Northwestern University, Evanston, IL 1997.
[4] S. Goss, S. Aron, J.-L. Deneubourg et J.-M. Pasteels, Self-organized shortcuts in the Argentine ant, Naturwissenschaften, volume 76, pages 579-581, 1989.
[5] J.-L. Deneubourg, S. Aron, S. Goss et J.-M. Pasteels, The self-organizing exploratory pattern of the Argentine ant, Journal of Insect Behavior, volume 3, page 159, 1990.
[6] A. Dutot, F. Guinand, et D. Olivier. General principles of combinatorial problems solving by ant colony. In Artificial Ants - From Collective Intelligence to Real-life Optimization and Beyond, édité par Nicolas Monmarché, Frédéric Guinand, et Patrick Siarry, pages 19‑70, 2010.

Installer une base ArchLinux sur un Asus N550JV

on April 21, 2014, at 08:06 PM

ArchLinux et Manjaro

J'aime bien la philosophie d'ArchLinux qui consiste à proposer une distribution Linux simple et légère où les outils de gestion graphique ne cachent pas ce qu'il y a sous le capot. De plus le principe de rolling release permet d'avoir un environnement à jour. Cependant pour une installation rapide il y a mieux et il ne faut pas avoir peur du cambouis. En vieillissant mon coté barbu disparaît, il est loin le temps ou j'installais une slackware sur un 386 à partir de 30 disquettes de 5'1/4 au siècle dernier. Un certain nombre de distributions sont apparues ayant comme base ArchLinux (Manjaro, Antergos, etc.). Je me suis arrêté à Manjaro qui me donne entière satisfaction jusqu'à aujourd’hui, elle remplace les distributions Ubuntu qui traînaient sur les portables familiaux, j'ai profité de l'arrivée d'Ubuntu 14.04 LTS ! J'ai un Asus N550JV qui est quelque peu exotique et pose quelques problèmes comme sous Ubuntu d'ailleurs, mais rien d’insurmontable.

Installations

Je ne détaille pas toutes les installations mais uniquement celles qui ont engendré éventuellement quelques soucis ou qui correspondent à des configurations particulières.

Rétroéclairage du clavier

Malgré avoir j'espère mis les bons drapeaux dans le fichier de configuration de grub, le rétroéclairage ne fonctionnait pas.

 % sudo gedit /etc/default/grub

puis

 GRUB_CMDLINE_LINUX_DEFAULT="quiet splash"
 GRUB_CMDLINE_LINUX="pcie_aspm=force acpi_osi=Linux acpi=force acpi_enforce_resources=lax i915.i915_enable_rc6=1 i915.i915_enable_fbc=1 i915.lvds_downclock=1 i915.semaphores=1 drm.vblankoffdelay=1 acpi_backlight=vendor"

et enfin

 % sudo update-grub

En désespoir de cause j'ai écrit un script bash /usr/local/bin/kbdlight que j'ai associé aux touches de fonction correspondantes.

#!/bin/bash

chemin="/sys/devices/platform/asus-nb-wmi/leds/asus::kbd_backlight"
luminosite=$(cat ${chemin}/brightness)
max=$(cat ${chemin}/max_brightness)


usage(){
        echo "Usage: $0 up|down"
        echo "Entre 0 et $max" 
        exit 1
}



[[ $# -ne 1 ]] && usage

if [[ $1 = "down" && $luminosite -ne 0 ]]; then
        let "luminosite = luminosite - 1"
        elif [[ $1 = "up" && $luminosite -lt $max ]]; then
                let "luminosite = luminosite + 1"
                else usage
fi
echo $luminosite > ${chemin}/brightness
 % sudo chmod 744 /usr/local/bin/kbdlight

Le programme est uniquement exécutable avec des droits root, car il écrit dans un fichier système. Vous pouvez vérifier son fonctionnement par

 % sudo /usr/local/bin/kbdlight up
 % sudo /usr/local/bin/kbdlight down

La dernière étape consiste à rendre le programme exécutable sans fournir de mot de passe. J'ai rajouté un fichier /etc/sudoers.d/20-light.

 damien ALL=(ALL) NOPASSWD: /usr/local/bin/kbdlight 

Attention à ne pas laisser trainer de fichier .bak ou autre dans le répertoire, cela est source de mauvaise surprise comme ne plus pouvoir utiliser sudo. Pour finir il faut mettre les bons droits sur le fichier.

 % sudo chmod 440 /etc/sudoers.d/20-light

Rétroéclairage de l'écran

J'ai pas fait preuve d'originalité. C'est la même méthode que ci-dessus. Un script bash /usr/local/bin/screenlight que j'ai associé aux touches de fonction correspondantes.

#!/bin/bash
chemin="/sys/devices/platform/asus-nb-wmi/backlight/asus-nb-wmi"
luminosite=$(cat ${chemin}/brightness)
max=$(cat ${chemin}/max_brightness)


usage(){
        echo "Usage: $0 up|down"
        echo "Entre 0 et $max" 
        exit 1
}



[[ $# -ne 1 ]] && usage

if [[ $1 = "down" && $luminosite -ne 0 ]]; then
        let "luminosite = luminosite - 1"
        elif [[ $1 = "up" && $luminosite -lt $max ]]; then
                let "luminosite = luminosite + 1"
                else usage
fi
echo $luminosite > ${chemin}/brightness
 % sudo chmod 744 /usr/local/bin/kbdlight

On modifie /etc/sudoers.d/20-light.

 damien ALL=(ALL) NOPASSWD: /usr/local/bin/kbdlight, /usr/local/bin/screenlight 

Au secours

Si lors de vos installations vous avez quelques problèmes avec votre système installé, il est souvent intéressant de redémarrer à partir d'un CD Live, le problème est qu'en ce qui me concerne j'ai crypté la partition correspondante /dev/sda2 ... :

 cryptsetup luksOpen /dev/sda2 disquecrypt

Le montage se fait soit automatiquement soit vous le trouvez dans /dev/mapper/diskcrypt.

W3 a 25 ans

on March 07, 2014, at 06:18 PM

Il y a 25 ans Tim Berners-Lee proposait à son chef Mike Sendall au CERN une note afin de créer un système d'information distribué basé sur de l'hypertext qui allait devenir internet. La note de Sendall est amusante : vague mais excitant. Il étatit critique mais ne tuait pas l'araignée dans l’œuf. La toile allait alors se développer, une nouvelle révolution culturelle était alors en marche.

L'homme est un être pensant et "sachant" de ce fait il entretien un rapport intime avec le savoir et la connaissance. L'oralité et sa mémoire lui ont d'abord permis de conserver et transmettre son savoir en présentiel. L'invention de l'écriture l'a émancipé de cette contrainte, la transmission pouvait s'arracher au temps. L'imprimerie a permis de dupliquer, propager, conserver, mais l'espace était encore fortement présent et l'accès à l'information pas toujours aisé. L'informatique et internet, merci Tim Berners-Lee, nous ont rapproché de la connaissance, ils ont aboli les distances, l'espace ne compte plus. Mémoire, savoir, connaissances sont maintenant externalisés. Nous sommes devenus des hommes "augmentés", nos capacités intellectuelles peuvent maintenant être mobilisées pour comprendre, inventer, créer, cependant si nous ne sommes plus humanistes, attention à ne pas perdre notre humanité.

Source :
  1. http://info.cern.ch/Proposal.html
  2. http://www.w3.org/History/1989/proposal.html

Scienc'art

on November 09, 2013, at 04:24 PM

Au hasard d'une procrastination, je viens de visionner une conférence donnée par John Bohannon dans le cadre de Ted. Il est l'initiateur du concours danse ton doctorat. L'idée est que plutôt qu'utiliser des mots pour décrire son sujet de recherche, il vaut mieux présenter une chorégraphie car ce langage est plus accessible et universel. Si vous n'êtes pas convaincu, vous pouvez toujours visionner les finalistes de cette année (2013). J. Bohannon dans sa présentation elle aussi dansée, va plus loin et il nous propose d'abandonner les présentations PowerPoint qui ruinent notre économie pour des présentations dansées qui au moins permettraient de faire vivre des artistes.

http://www.youtube.com/watch?v=0nqhopRhju4

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